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L'UPA demande que la réforme du financement de la protection sociale figure au menu de la grande conférence sociale des 20 et 21 juin

13 mai 2013 Communiqué

Le président et les vice-présidents de l’UPA se sont entretenus ce matin avec le Premier ministre afin de préparer la grande conférence sociale des 20 et 21 juin prochains.

Ils ont salué la décision d’organiser une première matinée réunissant les partenaires sociaux, le président de la République, le Premier ministre et les ministres concernés. Ils ont aussi approuvé la majorité des sujets qui sont inscrits à l’ordre du jour de la conférence : réforme des retraites, formation professionnelle et emploi, croissance, modernisation de l’action publique, Europe.

Le président de l’UPA, Jean-Pierre Crouzet a par ailleurs demandé que la réforme du financement de la protection sociale soit ajoutée aux discussions des 20 et 21 juin. Baisser le coût du travail en France reste en effet une priorité pour gagner des points de compétitivité et pour relancer l’emploi. Ni la création du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi -CICE-, ni l’entrée en vigueur de la loi de sécurisation de l’emploi, ne suffiront à inverser la courbe du chômage.

S’agissant de l’avenir des retraites, l’UPA a souhaité parvenir à une réforme qui garantisse la pérennité des régimes de retraite par répartition et qui soit fondée sur la solidarité entre les générations. Au nom des 1.200.000 entreprises de l’artisanat et du commerce de proximité, l’UPA écarte les pistes consistant à augmenter les cotisations ou à réduire le niveau des pensions de retraite, et considère qu’il est préférable d’agir sur les deux autres paramètres que sont la durée des cotisations et l’âge de départ à la retraite.

Par ailleurs, la question de la formation initiale et de l’orientation devra impérativement être examinée dans le cadre de l’atelier formation – emploi. En effet, force est de constater que le système de formation actuel fait défaut avec un taux de chômage des jeunes qui continue d’augmenter et dans le même temps des dizaines de milliers d’offres d’emploi qui ne trouvent pas preneurs.

Concernant l’Europe, l’UPA demandera au cours de la grande conférence que les autorités françaises s’opposent aux règles édictées par l’Union quand elles sont destructrices d’emploi et qu’elles génèrent des distorsions de concurrence. Ainsi, la directive détachement permet aux entreprises françaises de recourir à une main d’œuvre européenne à des coûts sociaux nettement inférieurs à ceux de la France, au détriment de l’emploi dans l’hexagone.

Dans le même esprit, l’UPA continuera à combattre toutes les formes de concurrence déloyale, à commencer par le régime de l’auto-entrepreneur, et demandera d’engager une démarche systématique de simplification des lois, des règlements et autres normes européennes qui sont sources de complexité et qui freinent littéralement l’activité économique.

Enfin, l’UPA sera force de proposition en matière de dialogue social. Elle approuve la volonté du président de la République d’inscrire dans la constitution la possibilité donnée aux partenaires sociaux de négocier toutes les questions touchant aux relations du travail avant leur examen par le parlement. De même, l’UPA a défini ses priorités en matière de représentativité patronale, et espère pouvoir faire prochainement des propositions communes avec les deux autres organisations patronales interprofessionnelles sur cette question.

 

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Contacts presse :

Jean-Côme Delerue - Tél : 01.47.63.31.31 - 06.77.64.40.78 - jcdelerue@upa.fr
Philippe Garrachon - Tél : 01.47.63.31.31 - 06.73.19.57.64 - pgarrachon@upa.fr