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Mixité - Parité

Le choix des métiers reste très sexué

1 juin 2015 Actualité
Maçonne, chaudronnière, carrossière, bouchère... En 2015, nos oreilles ont toujours du mal à s’habituer à la féminisation de certains métiers... Et pour cause : le choix d’une carrière reste encore très sexué.
Aux hommes la production, aux femmes les activités commerciales et comptables, en « assistance au mari ». Cette réalité, issue de la division du travail du 19ème siècle et qui perdure encore au 21ème siècle, se retrouve dès le stade de l’apprentissage dans les métiers de l’artisanat et du commerce de proximité. Ainsi, le BTP conserve un recrutement essentiellement masculin, tandis que les diplômes liés aux métiers de l’esthétique, de la coiffure ou de la fleuristerie sont sans surprise hyper féminisés. On peut d’ailleur effectuer un parallèle avec le niveau de qualification, puisque les apprenties-femmes sont moins représentées dans les formations de niveau V (CAP-BEP), davantage dédiées aux métiers de production. Mais la nouveauté réside dans le fait que certains métiers traditionnellement masculins se féminisent comme la prothèse dentaire ou la pâtisserie. 

Selon une étude réalisée en mai 2015 par l’Institut supérieur des métiers -ISM- sur les « femmes dans l’artisanat » : 25% des apprentis sont des femmes dont 62% dans les métiers de service, 28% dans l’alimentation, 17% dans la fabrication... et seulement 3% dans les métiers du BTP.

Dans le détail des familles de métiers, cette proportion passe de 2% (soit 578 apprenties) pour les métiers de la maçonnerie générale, de la couverture et de l’étanchéité à 91% et 21.743 apprenties pour les métiers liés aux soins à la personne. 

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