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Protection sociale

La « Sécu » souffle ses 70 bougies

15 octobre 2015 Actualité
Vieille dame généreuse mais souvent à découvert, la Sécurité sociale fête ses 70 ans. 
Crédit photo Cocktail Santé
Crédits Photo : Cocktail Santé

Un anniversaire célébré le 6 octobre par le président François Hollande, en présence de ministres étrangers, de personnalités politiques, de représentants des partenaires sociaux ou encore d’historiens. Tous ont été invités à la « Rencontre nationale » organisée à la maison de la Mutualité à Paris. Parmi elles, le président de l’UPA Jean-Pierre Crouzet invité à participer à la table-ronde « Construire ensemble la Sécurité sociale de demain ». 

Dans sa prise de parole, le président de l’UPA a souligné combien la Sécurité sociale était un instrument majeur de cohésion sociale au fondement de notre pacte républicain. C’est la raison pour laquelle l’UPA est particulièrement attachée au système de Sécurité sociale. Elle l’a démontré dans le passé via son engagement sans faille dans la gestion des différentes caisses, y compris au moment où certains avaient décidé de s’en éloigner. 

Mais aujourd’hui, cette vénérable institution doit surmonter de nombreux défis, à commercer par la question financière. Car si la Sécurité sociale confère des droits, elle a aussi un coût. Alors que ses comptes restent invariablement dans le rouge (voir colonne ci-contre), la Sécurité sociale assoit essentiellement son financement sur les revenus d’activité, ce qui alourdit le coût du travail, pénalise la compétitivité des entreprises, limite leur activité et in fine réduit l’emploi. 

C’est pourquoi l’UPA milite depuis toujours pour une diminution des cotisations et contributions pesant sur les salaires et les revenus, notamment ceux des travailleurs non-salariés, et leur remplacement par des prélèvements pesant sur d’autres assiettes. Le président de l’UPA a ainsi rappelé que la Sécurité sociale n’était pas un dû. Il a par conséquent appelé l’ensemble des responsables de l’avenir de la Sécurité sociale et au-delà des citoyens français à prendre conscience que les impératifs collectifs nécessitent parfois des efforts individuels.

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