Créé par la loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2026, le nouveau congé supplémentaire de naissance est effectif à compter du 1er juillet 2026. Favorable à une meilleure conciliation entre vie familiale et vie professionnelle, il octroie 1 à 2 mois de congé indemnisé à chaque parent, en plus des congés existants (maternité, paternité, adoption).

L'U2P partage cet objectif. Les entreprises de proximité qu'elle représente, constituées pour l'essentiel de TPE, sont historiquement attachées à ces valeurs. Par leur taille, leur mode de fonctionnement et leur proximité avec leurs salariés, elles cultivent au quotidien des principes de solidarité, d'entraide et de responsabilité.

Toutefois, la création de ce nouveau congé soulève des enjeux concrets pour les TPE. Dans des structures où chaque collaborateur occupe une place essentielle, l'anticipation des absences, ainsi que l'organisation des remplacements peuvent s'avérer particulièrement complexes. Ces nouvelles obligations sont susceptibles de fragiliser l'équilibre du fonctionnement de l'entreprise, notamment lorsqu'aucune solution de remplacement n'est immédiatement disponible.

L'U2P souligne ainsi que, si la finalité poursuivie par ce nouveau dispositif est légitime, ses conséquences sur l'organisation quotidienne des très petites entreprises ne doivent pas être sous-estimées. La réussite de cette réforme suppose de prendre en considération les spécificités des entreprises de proximité et les contraintes auxquelles elles sont confrontées.

C'est dans cet esprit que l'U2P a choisi de s'abstenir sur les projets de décrets relatifs à la mise en œuvre de ce nouveau congé, marquant son soutien à l'objectif de la réforme tout en alertant les pouvoirs publics sur la nécessité d'un accompagnement adapté aux TPE.