Visuel U2P

Réunis le 10 février 2026 à Bercy autour du ministre chargé des PME, du Commerce, de l’Arti­sanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, les signataires de la Charte de confiance ont lancé une démarche collective pour mieux anticiper, accompagner et prévenir les difficultés des entreprises.

Le 10 février 2026, à Paris, Serge Papin a réuni les signataires de la Charte de confiance, en pré­sence de François Villeroy de Galhau, Gouverneur de la Banque de France.

Cette Charte marque une mobilisation conjointe d’acteurs publics, pri­vés et associatifs afin d’« aller vers » les entrepreneurs dès l’apparition des premières fra­gilités. Elle s’inscrit dans la continuité des recommanda­tions du rapport remis au Gouvernement en avril 2025 par le Médiateur national du crédit et le Médiateur des en­treprises, qui appelait à renfor­cer la détection précoce et l’activation des dispositifs existants.

Cette mobilisation collective part d’un constat par­tagé : les dispositifs de soutien existent, mais restent encore insuffisamment mobilisés ou trop tardivement, en particu­lier par les plus petites entre­prises.

Les signataires s’engagent ainsi à agir sur deux leviers : sensibiliser les entre­preneurs dès la création sur l’importance de l’anticipation, de l’accompagnement et de la prévention, et engager une dé­marche proactive dès l’identi­fication de signaux avancés de fragilité afin d’orienter rapide­ment les entreprises vers les so­lutions adaptées.

Pour l’U2P, cette logique d’intervention précoce est essentielle, car les difficultés sont souvent prises en compte trop tard, et les di­rigeants hésitent encore à re­courir aux dispositifs, même lorsqu’ils en ont connais­sance. En 2025, près de 70 000 défaillances d’entre­prises ont été recensées en France, avec des consé­quences humaines et écono­miques fortes.

L’U2P rappelle aussi l’importance du respect des délais de paiement, de la simplification administrative et de la lisibilité des disposi­tifs de soutien, condition in­dispensable à l’efficacité de la Charte. En la signant, elle confirme son engagement au service des entreprises de proximité, de l’emploi local et de la vitalité économique des territoires.